Le tract de Sud du 26 octobre 2007
REVEILLONS-NOUS !
« Le Monde », dans son édition du 20 octobre, révélait que notre enseigne, officieusement en vente depuis juillet dernier, n’intéressait plus la Fnac… Au rythme où les informations se succèdent, qui peut encore douter que Virgin n’est pas à vendre ? A moins d’un revirement du groupe Lagardère - comme il l’a laissé entendre lors d’une rencontre avec le Secrétaire du Comité d’Entreprise le 17 octobre dernier - ou d’une nouvelle offre de rachat, c’est donc Butler qui décidera de notre avenir « dans les prochaines semaines » selon ce même journal. Butler est un fonds d’investissement - qui compte une dizaine d’entreprises, dont le PSG et la SNCM, dans son portefeuille - dont la spécialité est de reprendre des entreprises en difficulté pour les redresser à marche forcée… C’est à un méga plan social qu’il faut s’attendre : fermetures de plusieurs magasins dits déficitaires, nouvelles externalisations de services comme la comptabilité et la sécurité, licenciements - en particulier en musique et en vidéo - et un tour de vis supplémentaire sur les effectifs et nos salaires !
Vous êtes de plus en plus nombreux à nous faire part, lors de nos visites, de votre incompréhension quand à la frilosité du CE et des autres syndicats à agir face à la gravité de la situation ; une attitude qui frise la compromission… C’est pourquoi nous vous proposons de signer une pétition pour les interpeller avant qu’il ne soit trop tard pour réagir ! Et ce n’est pas le courrier larmoyant adressé à Butler, le 22 octobre dernier, par une partie des dirigeants du CE, au nom de tout le Comité et de tous les salarié-e-s, qui pèsera dans le processus de cession.
A tous ceux, désabusés, qui nous disent attendre leur licenciement pour partir avec un chèque, nous répondons : lors de la fermeture du magasin de Nantes en 2006, c’est avec 2/10 de mois de salaire par année d’ancienneté soit, pour un employé avec 1200 € net de salaire et dix ans d’ancienneté (une espèce rare chez Virgin), deux malheureux mois de salaire que nos collègues sont partis en guise d’indemnités ! Lagardère confierait à Butler le soin de faire le sale boulot à sa place - et ce pour trois fois rien - tout en profitant de la synergie entre l’enseigne et sa Virgin TV/radio qu’il lancera le 1er janvier 2008 : c’est vraiment dégueulasse ! Ne nous résignons pas à accepter la perte de nos emplois et l’aggravation de nos conditions de travail sans réagir : nous disons qu’il est encore temps de se faire vraiment entendre ! De son côté, SUD mettra toutes ses forces à vos côtés dans cette bataille !