... et ceux qui veulent pas !

Publié le par l'archiviste

Extension des horaires des grands magasins : les salariés manifestent

Plusieurs centaines de salariés du Printemps Haussmann et des Galeries lafayette ont manifesté vendredi matin dans et devant leurs établissements à paris pour dénoncer "les déréglemntations à répétition" en matière d'horaires de travail" pour des salaires ridicules".

Les salariés des deux enseignes ont d'abord manifesté dans ou devant leurs magasins et se sont ensuite rejoints vers midi, bloquant la rue de Mogador, dans le 9e arrondissement de la capitale.

Ceux des Galeries dénoncent, outre une extension des horaires, une "multiplication des ouvertures les dimanches".

Au Printemps, des salariés, en grande majorité des femmes, ont défilé avec drapeaux et banderoles à l'intérieur du magasin Homme, sous l'oeil étonné des clients, en criant "Non aux 21H !" et "Tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais !", à l'appel d'une intersyndicale CGT, CFDT, FO, Unsa.

"Le 21 juillet 2008, changement d'horaire de fermeture: le printemps fermait à 19H00. Aujourd'hui, c'est 20H00, contre l'avis unanime du comité d'établissement et de la grande majorité des salariés" et "maintenant, notre nouvelle direction, sous prétexte de pseudo-concurrence, voudrait nous faire travailler jusqu'à 21H00 durant un mois (du 24 novembre au 23 décembre)", pouvait-on lire sur des tracts distribués aux clients.

"Cette ouverture tardive va peut-être dépanner des gens qui ont des sous, mais ça va pas forcément rapporter plus au magasin", a déclaré Brigitte, "à la caisse depuis 30 ans et toujours au Smic". "Je veux bien travailler plus, mais pour une vraie augmentation de salaire, pas une prime", a-t-elle ajouté.

"Travailler plus pour des salaires ridicules, Non !", proclamait un autre tract.

Nadia (son prénom a été changé à sa demande), également payée au Smic, a souligné les contraintes du métier, "debout toute la journée", souvent penchée vers une cliente pour lui montrer une crème ou un parfum. "C'est un métier difficile et il y a déjà des problèmes d'effectifs : ils n'ont qu'à embaucher!", a-t-elle ajouté.

Une autre vendeuse a expliqué qu'habitant en banlieue parisienne, comme nombre de ses collègues, une fermeture à 21H00 la ferait arriver chez elle  "vers 22H30", "car je ne pourrais pas attraper le train de 21H31 à Saint Lazare".
 


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Publié dans Médias

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