Le résultat de la mobilisation
MOBILISATION RECORD POUR NOS SALAIRES !
Le 28 avril 2008.
La grève pour les salaires du 25 avril, à l’appel de l’ensemble des syndicats représentant toutes les catégories de personnel de l’enseigne, a été un succès : De nombreux magasins franciliens se sont mobilisés à des degrés divers : Barbés, Belle-Epine, Bercy, les Champs, la Défense, les Grands Boulevards, le Louvre, les Quatre Temps et Saint-Quentin. Et nous étions plus de 70 au rassemblement devant la salle de négociation, durant plus de trois heures, au grand dam de la DRH. La Province n’est pas en reste avec des arrêts de travail enregistrés à Lyon, Marseille, Montpellier, Rennes et Strasbourg.
Malgré les congés, l’annonce tardive et la désinformation, c’est donc près d’une centaine de salarié-e-s dont des agents de maîtrise qui ont participé au mouvement, y compris sur des sites traditionnellement peu mobilisés, un chiffre bien supérieur à celui de la direction ! Une grève médiatique et révélatrice d’un malaise qui ne demandait qu’à s’exprimer !
DES PROPOSITONS INSUFFISANTES REJETÉES DE TOUS !
Tous les syndicats ont refusé de signer les dernières propositions de la direction qui appliquera donc unilatéralement tout ou partie des mesures suivantes le 1er mai prochain (nos commentaires en italique) :
è Une « revalorisation » de la grille de salaires des employé-e-s (en brut) : I.2 1310 € (soit le SMIC plus 2 euros), I.3 1319 € (au bout d’un an), II.1 1354 € et III.1 1459 €. Les écarts entre les trois premiers coefficients restent ridicules et on aura toujours de nombreux salaires nets inférieurs à 4 chiffres pour 35 h, transport et repas compris.
è Une « augmentation » générale des employé-e-s hors grille de 1,7 %. C’est une perte de pouvoir d’achat, l’inflation étant actuellement à 3,2 %.
è Pour l’encadrement, 1,7 % d’augmentation au mérite. Les cadres dont le salaire est inférieur au plafond sécu la toucheront automatiquement. La grille de salaires de la maîtrise stagne et est écrasée par l’évolution de celle des employé-e-s.
è Une « augmentation » du ticket restaurant de 20 centimes d’euros. C’est l’aumône ! Même pas de quoi se payer un café en salle de pause…
è La négociation, d’ici juin, d’un accord d’intéressement. Toute augmentation conséquente est renvoyée à plus tard et reste aléatoire.
è Une nouvelle promesse de révision du calcul du bonus (un engagement déjà acté suite à la négociation de l’an dernier), une baisse du coût de la mutuelle (soit un euro mensuel en moins à payer), un jour enfant malade en plus, la récupération de certains jours fériés (prévue par la loi) coïncidant avec un jour de repos fixe…
La mobilisation et l’unité syndicale ont déjà permis de marquer les points suivants : l’abandon des augmentations au mérite pour les employé-e-s, le strict respect du volontariat pour le travail dominical et un coup d’arrêt à la résignation ambiante.
JUSQU’EN JUIN, RESTONS VIGILANTS !
Nous avons convaincu la direction de nous revoir mi-juin une fois connue la nouvelle augmentation du SMIC, prévue au 1er juillet. En effet, c’est l’ensemble des salaires de notre grille qui va se retrouver impacté par sa probable hausse. Va-t-on se retrouver avec des employé-e-s aux coefficients I.3 et II.1, qui travaillent depuis plusieurs années chez Virgin, payés à l’identique de ceux qui viennent d’être embauchés ? C’est fort possible et c’est inacceptable ! Il ne restera plus que la prime d’ancienneté (versée après 3 ans de présence dans l’entreprise et que la direction se refuse à revaloriser en dépit de notre demande) pour marquer une petite différence, pour plus de responsabilités dans le travail, entre salarié-e-s… Si la direction s’obstine à ne rien entendre, nous appellerons à de nouvelles mobilisations.
Le redressement de l’entreprise par notre actionnaire, Butler, ne se fera pas au prix de la précarisation massive des salarié-e-s de Virgin et ne réussira pas sans notre adhésion. A nous, tous ensemble, de continuer à le faire entendre !