L'AFP du 27 avril 2008

Publié le par l'archiviste

SUD Virgin fera bientôt connaître sa position sur ce dossier

Plan-de-Campagne: des salariés défendent le travail dominical

"Sans dimanche, on fait la manche": des salariés de la zone commercial de Plan de Campagne ont défendu dimanche matin l'ouverture dominicale des magasins, Interdite une nouvelle fois cette semaine sous peine de 50.000 euros d'amende.


Une soixantaine d'employés de la zone, entre Aix-en Provence et Marseille, se sont rassemblés devant le magasin Virgin, d'ordinaire ouvert mais où le rideau de fer est resté baissé ce dimanche.


"C'est notre pouvoir d'achat qu'on défend", lance Bertrand Vergniault, salarié de Leroy Merlin venu soutenir ceux de Virgin. Il dit gagner 2.000 euros de plus par an en travaillant un dimanche par mois.


La zone qui s'étend sur 200 hectares et emploie 6.000 personnes dans 400 magasins, voit affluer, chaque week-end, des milliers de familles de la région prêtes à faire la queue sur l'autoroute voisine pour faire leurs achats.


Virgin fait partie de 12 enseignes auxquelles le tribunal d'Aix a interdit, mardi, d'employer des salariés le dimanche, sous astreinte de 50.000 euros par infraction pendant trois mois.


Face à cela, Go Sport a également choisi de fermer ses portes mais Castorama, Leroy Merlin, H&M ou Decathlon ont ouvert. "50.000 euros, c'est beaucoup mais on ne va pas lâcher", a expliqué à l'AFP Philippe Schwal, directeur du magasin Castorama.


Sur la façade du Virgin, des banderoles accusent CGT et CFDT d'être les "fossoyeurs" des salariés. Les deux syndicats qui s'opposent au travail dominical, autorisé à la création de Plan-de-Campagne à la fin des années 1960 et reconduit depuis par dérogation préfectorale, sont en conflit avec les enseignes depuis 2001 et ont remporté plusieurs victoires devant la justice.


"Sur 35 employés, personne n'est syndiqué, on veut juste travailler", déplore Florence Barbier, en CDI depuis trois ans chez Virgin. A son embauche, on lui a demandé si elle était prête à venir le dimanche et elle a accepté sans hésiter. "La principale motivation, c'est le salaire. Cela fait presque 20% en plus sur le mois".


Les syndicats qui envoient régulièrement des huissiers pour constater les infractions, brandissent au contraire la menace, à terme, d'une banalisation du travail le dimanche, sans surplus de paie, et d'une discrimination à l'embauche.


"Ils préfèrent d'ailleurs payer 50.000 euros plutôt qu'augmenter leurs employés", lâche Jean-Marc Cavagnara, de la CFDT.


"Si on ferme le dimanche, on meurt", rétorque le directeur de Castorama qui dit réaliser 28% de son chiffre d'affaires hebdomadaire le dimanche.


Les enseignes s'en remettent désormais aux politiques, le député UMP de la circonscription, Richard Mallié, ayant déposé un projet de loi visant à faire de Plan-de-Campagne "une zone d'attractivité commerciale exceptionnelle" où les magasins pourraient ouvrir le dimanche.

"C'est notre seul espoir",a lancé aux manifestants le chef de file des commerçants, Tony Sessine.



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Publié dans Médias

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