Le tract de Sud du 30 août 2007
L’alarme de juillet
Lors de la réunion du Comité d’Entreprise d’aujourd’hui, nous sommes revenus sur la perspective d’une éventuelle cession de l’enseigne. La direction, à notre question : « envisagez-vous des fermetures de magasins et des licenciements d’ici dix-huit mois ? », répond que cela n’est pas d’actualité... mais jusqu’à quand ? Pour les autres syndicats, mieux ne vaut pas « crier au feu » pour ne pas envenimer la situation voire dialoguer avec Lagardère lui-même (on attend de voir le résultat). De plus, ce n’est pas l’ouverture de deux magasins (dans une ZAC en Province et à Paris Beaugrenelle) en 2009 qui nous fera remonter la pente d’un coup de baguette magique.
C’est pourquoi nous renouvelons notre proposition de création d’un comité de vigilance pour l’emploi associant tous ceux, syndiqués ou non, qui ne se résignent pas à attendre la confirmation de cette annonce. La reprise de la négociation sur la Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences (GPEC), à laquelle SUD entend contribuer malgré la nouvelle contestation de notre représentativité par la direction devant le tribunal, permettrait d’anticiper les bouleversements à venir mais certainement pas pour faire des vendeurs des caissiers de surcroit… comme le souhaite la direction !
Contre les horaires à rallonge !
Le 21 juillet dernier, lors de la parution de la version anglaise du dernier Harry Potter, plusieurs magasins ont ouvert plus tard ou plus tôt. Le 26 octobre prochain, jour de lancement de la version française, sera le prétexte à de nouveaux changements d’horaires. On peut s’interroger sur le bien-fondé de ces opérations qui ne permettent pas de vendre plus de produits mais simplement de les écouler plus rapidement…
A Saint-Denis, c’est l’ouverture du magasin le dimanche qui est renouvelée pour un an, malgré l’hostilité de tous les syndicats et au détriment d’autres solutions visant à assurer la pérennité de cet établissement qui peine à décoller.
Alors que le gouvernement relance la question du travail dominical - dans le but de le généraliser - en insistant sur le « volontariat » des salariés (qui, mal payés, n’ont aucun mal à se porter volontaire), il est temps de lutter contre ces abus !
Enfin, rappelons que pour l’entrée d’un enfant en maternelle, en CP et en sixième, les parents bénéficient de deux heures à prendre, au plus tard, dans les sept jours qui suivent le jour de la rentrée (article 3.3 de la convention interne).