Le tract de Sud du 30 juillet 2007

Publié le par sudiste




EVENTUELLE CESSION DE VIRGIN :
LE PIRE EST-IL DEVANT OU DERRIERE NOUS ?




Le Comité d’Entreprise s’est réuni ce jour, à la demande de ses membres, suite à l’information donnée par la presse d’une éventuelle cession de l’entreprise. Jean-Noël Reinhardt, notre PDG, a réitéré ses explications : le groupe Lagardère ne l’a pas informé, à ce jour, d’une telle décision. Par ailleurs, si cette cession se concrétisait, elle serait motivée par le fait que nos marchés traditionnels sont en crise ce qui conduit à des pertes depuis plusieurs années.
 

Un PDG qui, dans un communiqué envoyé au seul encadrement, se félicite de son travail et nous propose de « continuer ce qui a été commencé »... et qui fonctionne si bien que Virgin serait à vendre ! Par pitié, continuez mais sans nous ! N’en déplaise à notre direction et à notre actionnaire, les causes premières des difficultés de l’enseigne sont internes :

 

·   une adaptation tardive à l’évolution de notre activité : mise en vente de terminaux numériques… en 2006 avec sa généralisation cette année ! Installation d’une papeterie au magasin des Champs… en juillet 2007 ! Lancement d’une nouvelle carte de fidélité plusieurs mois après la précédente…

 

·    un management défaillant : non-remplacement immédiat de la DRH, valse des directeurs, pression des petits chefs…

 

·        une gestion sociale endémique : un turn-over persistant, une baisse continue de l’effectif, des licenciements emblématiques… 

   

La liste serait trop longue, chacun-e peut constater au jour le jour que bien des choses ne tournent pas rond dans son établissement. Enfin, le Comité d’Entreprise, par sa passivité, a aussi sa part de responsabilité dans ce gâchis annoncé.

 

Alors que le groupe Lagardère prend un virage en direction des médias et du sport, une telle vente serait possible de sa part. Dans le même temps, il est autorisé, par le CSA, à utiliser la marque Virgin pour rebaptiser une de ses radios et une de ses télévisions. Enfin, ce  premier semestre se traduit par une hausse de son chiffre d’affaires de 6,8 %. 

 

Cette cession, si elle se précisait, aurait comme conséquence : 
- un changement d’actionnaire, tout comme nous l’avons connu en 2001 avec le désengagement de Richard Branson, qui conduirait nécessairement à des ajustements : le devenir de notre siège, de plusieurs de nos magasins, le maintien de tous nos postes… 
- un démembrement pur et simple de l’enseigne avec la revente de nos emplacements à différentes entreprises (des enseignes aussi emblématiques que Marks & Spencer ou Maxi Livres ont connu ce sort par le passé) ce qui se traduirait par une casse sociale importante : êtes-vous prêt, par exemple, en tant que disquaire à vendre demain des parfums ou des vêtements ?

 
Que cette nouvelle s’avère fondée ou pas dans les mois qui viennent, elle doit tenir lieu d’électrochoc pour tout-e-s : nous appelons à la création d’un comité de vigilance pour l’emploi, regroupant salarié-e-s et représentant-e-s du personnel syndiqués ou non, pour faire face à une telle perspective. 
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