Samedi 20 octobre 2007
La Fnac renonce à racheter les magasins Virgin
 
L'enseigne de vente de biens culturels Virgin, filiale du groupe Lagardère (actionnaire par ailleurs du Monde), ne passera pas sous la coupe de la Fnac. Selon nos informations, la filiale de PPR, après avoir longuement étudié le dossier (Le Monde du 29 septembre), a finalement décidé de ne pas racheter son concurrent le plus direct. Interrogée, la Fnac s'est refusée à tout commentaire, tout comme Virgin.
 
La Fnac aurait jeté l'éponge devant les problèmes de concurrence qu'aurait entraînés ce rachat. Dans certaines villes, le risque d'abus de position dominante l'aurait obligé à céder certains magasins. Or le marché du disque et du DVD, qui est en chute libre, ne rend pas évidente une telle opération. En outre, le rapprochement aurait entraîné des conséquences sociales assez lourdes avec notamment la disparition du siège social de Virgin.
 
Reste en lice pour le rachat de la filiale de Lagardère le fonds d'investissement Butler Capital, avec lequel les discussions se poursuivent toujours. Le dossier pourrait aboutir dans les prochaines semaines.
 
Après avoir acheté les magasins Extrapole en 1998 et Furet du Nord en 1999, le groupe Lagardère avait acquis l'enseigne Virgin en 2001 pour 150 millions d'euros. Six ans plus tard, la valorisation de l'ensemble du réseau n'atteindrait pas les 100 millions, pour un chiffre d'affaires de 290 millions d'euros.
 
Nathalie Brafman

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Par l'archiviste - Publié dans : Médias
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Mercredi 10 octobre 2007




CESSION :
N'ATTENDONS PLUS QUE LE CIEL
NOUS TOMBE SUR LA TETE !




Ce jour s’est tenue, à la demande de ses membres, une nouvelle réunion extraordinaire du Comité d’Entreprise - curieusement en l’absence de Jean-Noël Reinhardt, notre PDG - suite aux dernières révélations, le 28 septembre dernier, du journal « Le Monde » sur notre prochaine cession : la direction a temporisé en expliquant que Lagardère, notre actionnaire, était toujours « en phase de réflexion » concernant une éventuelle vente de Virgin, un propos tenu le matin même en Comité de groupe. Elle a cependant confirmé que des repreneurs potentiels s’étaient manifestés - tout comme c’est régulièrement le cas dans la vie d’une entreprise selon elle - et a affirmé que notre PDG ne travaille pas à un projet de reprise avec un des acheteurs déclarés.

Ce discours pieux n’a pas suffi à nous rassurer. Le Secrétaire du Comité est lui actuellement plus préoccupé par le fait que, dans toute cette affaire, notre direction et le CE ne sont plus crédibles aux yeux du personnel (mais l’ont-t-ils seulement déjà été ?). Nous avons proposé de déclencher un droit d’alerte, une procédure prévue par le Code du Travail en cas de difficulté annoncée d’une entreprise, pour obliger direction et actionnaire à s’expliquer formellement sur cette situation ; on se contentera, pour l’instant, d’un rendez-vous avec notre actionnaire de référence, Lagardère Services, le 17 octobre prochain pour lui demander des comptes…

De même, les autres syndicats ne veulent pas, pour le moment, organiser des assemblées générales dans les établissements au motif qu’on ne sait pas encore grand-chose sur la cession… A ce rythme, tout va se décider très vite et sans nous car, quelque soit l’option retenue, il faut s’attendre à une casse sociale importante dès janvier 2008. En effet, dans l’état actuel des propositions de reprises, on a le choix entre la peste et le choléra : d’un côté, la Fnac donc immanquablement la disparition de l’enseigne et près de 17 établissements en doublons et, de l’autre, Butler - un fonds d’investissement plus prompt à réaliser une plus-value après quelques années qu’à développer les sociétés qu’il acquiert - dont le premier acte fort serait de reconduire notre actuel PDG dont la politique nous a conduit dans cette impasse !

Par sudiste - Publié dans : Tracts
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Vendredi 28 septembre 2007
Virgin suscite les convoitises de la Fnac et de Butler capital
 
La vente de Virgin se précise. La chaîne de distribution de biens culturels, filiale du groupe Lagardère (également actionnaire du Monde) devrait bientôt changer de main. Selon nos informations, la date limite de remise des offres a été fixée le 6 octobre pour une vente qui pourrait être annoncée fin octobre-début novembre. Lagardère a confié le mandat de vente à la Société Générale. Des rumeurs avaient couru fin juillet, mais Lagardère comme Virgin les avaient démenties. "Nous nous posons la question de la pérénnité des magasins Virgin au sein du groupe, mais aucune décision n'est prise pour le moment", s'est contenté d'affirmer Arnaud Lagardère le 13 septembre dans une interview aux Echos. Mais cette fois le processus est entré dans sa phase finale.

Deux candidats se sont montrés intéressés par les 34 magasins Virgin et les 17 Furet du Nord : la FNAC et le fonds d'investissement Butler Capital, qui serait prêt à monter un tour de table avec l'actuel patron de Virgin, Jean-Noël Reinhart. Ce dernier n'a pas voulu commenter.
Pour la FNAC, l'intérêt stratégique est évident. La disparition de son principal concurrent lui offrirait un véritable boulevard. Mais sa candidature n'est pas sans poser un certain nombre de problèmes. Sur le plan de la concurrence, la situation serait problématique dans la plupart des zones de chalandise. L'idée serait sans doute de racheter l'ensemble pour vendre dans la foulée la plupart des magasins de province pour ne garder que le navire amiral : le Virgin Megastore des Champs Elysées. Ce qui permettrait de doubler la surface de vente à cette adresse prestigieuse. Les magasins de province pourraient intéresser des concurrents comme l'allemand Bertelsman ou le Français Cultura. "Il n'y rien d'officiel, on ne commente pas", repond la FNAC.
 
En revanche, sur le plan social, l'affaire s'annonce complexe. Outre la disparition de la marque Virgin , le rapprochement entre les deux concurrents aboutirait à une inévitable casse sociale, notamment avec la suppression du siège social de Virgin. Cet argument incitera sûrement le groupe Lagardère à étudier de près la seconde offre, même si celle-ci risque d'être moins disante sur le plan financier. Butler Capital, qui a repris en 2006 la SNCM, est un fonds atypique, qui s'est spécialisé dans les reprises d'entreprises en retournement. Atout pour Butler : Lagardère, qui vient de rebaptiser Europe2 "Virgin", aurait tout intérêt à céder l'enseigne à un repreneur qui conserve la marque pour créer des convergences entre l'enseigne et sa chaîne de radio et de télévision.
 
Quoi qu'il arrive, Arnaud Lagardère solde là l'une de ses premières décisions de dirigeant, alors qu'il n'avait pas encore pris les rênes du groupe fondé par son père. Le bilan n'est pas glorieux. Acheté 150 millions d'euros en juillet 2001, à la veille de l'explosion de la musique numérique, Virgin est très vite entré dans une crise structurelle avec un marché - le disque - qui était en train de se dérober sous ses pieds. La direction de Virgin entame alors une course contre la montre : alors que les ventes de disques s'effondrent de près de 50 % en 5ans, Virgin tend vers un concept de distribution diversifiée. Ainsi, en 2006, la librairie est devenue le premier métier du distributeur. Aujourd'hui, le chiffre d'affaires du livre et de la papéterie équivaut à celui du disque et du DVD. Le virage est brutal mais pas suffisant. Malgré une rentabilité revenue à 3 % en 2006, le retour sur investissement pour Lagardère est globalement négatif. Le groupe a ainsi passé dans ses comptes du premier semestre une provision de 60 millions d'euros pour dépréciation d'actif. Ce qui aboutirait à une valorisation autour de 90 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 290 millions.
 
Stéphane Lauer

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Vendredi 21 septembre 2007




UN PAS DE PLUS VERS LA CESSION ?






Le 17 septembre dernier, le journal « Les Echos » annonçait la vente par Richard Branson, fondateur de Virgin, de ses magasins en Angleterre et en Irlande à une équipe de cadres dirigeants du groupe. Les magasins Virgin (125 établissements et 2500 salarié-e-s) seront renommés, d’ici novembre, « Zavvi ». Branson souhaite que sa marque se tourne d’avantage vers de nouveaux secteurs comme le transport, les télécommunications et les médias.

 

Ce même article précisait que le groupe Lagardère, propriétaire de l’enseigne en France, « ne cache pas son intention de céder ses actifs à un repreneur intéressé ». Arnaud Lagardère, PDG du groupe, ne fait plus mystère de ses intentions : il déclarait, le 12 septembre dernier, à ce même journal : « nous nous posons la question de la pérennité des magasins Virgin ».

Notre direction aura beau à nouveau démentir toute velléité de cession, il faut savoir que Lagardère est dans la même logique de réorganisation de ses activités que son ami Branson… Pourquoi nous, pauvres petits frenchies, ferions-nous exception à la règle ?

Pendant ce temps-là, notre direction, comme seule réponse à cette situation, s’ingénue à réduire la masse salariale : pas d’augmentation pour les disquaires et les vendeurs vidéo au motif que ces marchés sont en déclin, disparition annoncée des chefs de rayon au bénéfice des vendeurs expérimentés qui en tiendront lieu, réorganisation à venir du magasin des Champs… Va-t-on nous demander de travailler comme des baudets durant ces fêtes pour mieux se séparer de nous dès janvier 2008 ? Il sera alors trop tard pour réagir...

Par sudiste - Publié dans : Tracts
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